9/11 Anti-Debunking

9/11 Anti-Debunking

Revue & Correction de Rue89 : WTC 7

//www.reopen911.info/11-septembre/reopen-corrige-la-copie-de-rue89-wtc7/

Explications sur les mystères du bâtiment 7, la troisième tour

3 tours sont tombées le 11 septembre 2001, la troisième, le bâtiment 7, un gratte-ciel moderne de 180 mètres et 47 étages s'est effondré à 17h20, sans avoir été heurté par aucun avion. L'immeuble, qui n'avait été que partiellement touché par les débris des tours jumelles et ne souffrait que de quelques incendies épars, s'est brusquement affaissé en moins de 7 secondes, droit dans ses fondations de manière totalement symétrique.

Avant de commencer nous devons noter qu'aucun des articles de Rue89 ne mentionne que plus de 570 architectes et ingénieurs ont signé une pétition réclamant au Congrès américain l'ouverture d'une nouvelle enquête indépendante sur le chute des 3 tours. On ne s'étonnera donc pas qu'ils passent également sous silence la réponse de l'association Architects & Engineers for 9/11 Truth au Rapport du NIST (Partie 2).

La déontologie la plus élémentaire aurait consisté à mentionner cette réponse afin que vos lecteurs aient en main les points de vue des 2 camps et puissent se faire une opinion… Rue89 a été invitée à rencontrer Richard Gage président de Architects & Engineers  For Truth lors de sa conférence à Paris en novembre dernier. Réponse de Julien Martin de Rue89: "aucun intérêt, il n'y a rien de nouveau"

Voici donc l'introduction de Rue89: C’est la troisième tour, celle dont peu se souviennent. Le 11 septembre, à 17h20, la tour 7 du WTC s’effondre alors qu'aucun avion ne l’a percutée.

Sur les vidéos, cette tour de 47 étages, qui abritait notamment des bureaux de la CIA, semble s'être écroulée en sept secondes et des journalistes ont annoncé sa chute avant qu’elle ne se produise.
Cette troisième tour déchaîne les passions entre partisans et détracteurs de la théorie du complot alors même que les éléments qui troublent les complotistes ne tiennent pas compte de l'incendie monstre qui a précipité l'effondrement de l'immeuble. En jonglant avec le jargon du bâtiment, les passionnés de conspiration tentent de donner des fondements à leur thèse. Décryptage d'une manipulation.

 Si peu de gens se souviennent de la 3e tour... C’est sans nul doute moins parce qu’ils n’ont pas de mémoire, que parce que les  médias en France ont consciencieusement évité d’en parler, jusqu’en août dernier, quand miracle, à l’instar de Jean Guisnel du Point, ils en ont “redécouvert” l’existence parce que le NIST sortait son rapport explicatif de l’effondrement, 7 ans après les faits. Un habile tour de passe-passe en somme.  Et pour voir un véritable "incendie monstre" c'est ici!

Enfin, si vous mentionnez la CIA vous omettez de préciser que le WTC7 était un immeuble particulier qui abritait la CIA, les services secrets, le trésor public, et la commission des affaires en bourse (SEC) , des bureaux du ministères de la défense, ainsi que les bureaux de gestion de crise du maire de N.Y pourvus de systèmes d'autonomie d'air et d'eau. Bien loin d'un bâtiment ordinaire donc.

Décryptage de VOTRE manipulation...

La tour 7 s'est effondrée en deux temps, à cause d'un incendie monstre
par Anne-Sophie Lasserre et Estelle Maussion

Vous affirmez que les incendies se sont déclarés à cause de la chute des débris de la tour nord. Sachant qu’elle est tombée à 10h28, comment alors expliquer que le poste de gestion de crise de la ville de New York avait été évacué (comme la tour toute entière) dès 9h03 (moment du second impact, et au plus tard à 9h44 selon le NIST) ? Voir la chronologie en anglais, établie à partir de travaux journalistiques

Vous affirmez: Contrairement aux immeubles de Philadelphie et Madrid, les protections incendies (des diffuseurs d’eau, les "sprinklers") du WTC 7 n’étaient pas actives. C’est ce que signalent à la fois le rapport du NIST et celui de la FEMA (Federal Emergency Management Agency), une agence gouvernementale chargée d’évaluer les sinistres, qui a remis ses conclusions en mai 2002. Les deux agences expliquent que l’effondrement des tours jumelles a provoqué une coupure d’eau dans tout le complexe du World Trade Center.

Pourtant une simple recherche sur Internet vous apprendra que les "sprinklers" sont munis d'un circuit d'eau indépendant (on comprend aisément pourquoi les assurances réclament cette sécurité). Le même Shyam Sunder avouait lors d'une interview radio (NoLiesRadio 21/08/08) que les sprinklers avaient fonctionné pour la partie haute du bâtiment.

Le comble de la d ésinformation est atteint sur cette page, dans la seconde vidéo, celle où Shyam Sunder (le responsable de l'enquête du NIST sur les effondrements du WTC) affirme:

"Avant de vous dire ce que nous avons trouvé, j'aimerais vous dire ce que nous n'avons pas trouvé. Nous n'avons pas trouvé de preuves que des explosifs ont été utilisés pour l'effondrement du bâtiment 7."

Mlles Lasserre et Maussion auraient dû mettre cette déclaration en perspective avec la réponse du NIST sur la recherche d'explosifs dans les décombre du WTC7:

La journaliste d’investigation Jennifer Abel a récemment interrogé le NIST sur ce sujet important : Abel : « Pourquoi le NIST n’a-t-il pas recherché des indices d’explosifs ? »
Neuman [porte-parole du NIST] : « Parce qu’il n’y avait aucun indice de cela. »
Abel : « Mais comment le savez-vous puisque vous n’avez pas effectué de recherches ? »
Neuman : « Si vous recherchez quelque chose qui n’est pas là, vous perdez votre temps... et l’argent du contribuable.»

Article complet, ou pour ceux qui ne lisent pas l'anglais (page 9)

C'est-à-dire que le NIST n'a PAS CHERCHÉ LES PREUVES ! Pas étonnant donc qu'il n'en ait pas trouvées !!!

Et  la conférence de presse est encore plus instructive! Le même Shyam Sunder déclare (à 3min20): l'effondrement du WTC7 dû aux incendies est un "EVENEMENT RARE" dû à un "PHENOMENE NOUVEAU"... En gros, il s'est produit un phénomène jamais observé dans les centaines d'incendies subis par des buildings à structure métallique dans toute l'histoire de ceux-ci, ce qui est sans doute vrai puisqu'aucun d'entre eux ne s'était jamais effondré à cause du feu avant le 11 septembre 2001... "EVEMENT UNIQUE" aurait donc été plus approprié que "EVENEMENT RARE"...

On imagine à quel point, si l'on suit le NIST, l'effondrement du WTC7 était encore plus imprévisible que celui des twins towers atteintes, elles, par des avions... Au moins trois "phénomènes nouveaux" pour cette journée du 11 septembre 2001!

Et pourtant, beaucoup de gens savaient visiblement que l'immeuble allait tomber, ils en avaient même clairement été prévenus afin d'éloigner les gens du périmètre du WTC7, et notamment les journalistes : la vidéo montre alors les images d'archives des pompiers et des flics écartant les gens en leur disant que l'immeuble est "about to blow-up", sur le point d'exploser...

Et c'est là un seul des très nombreux manquements du NIST qui a souvent fait preuve d'une approche non scientifique dans ses travaux (ce qu'aux USA on appelle, pour s'en moquer, la "Bush science", la science à la sauce de l'administration Bush). James Quintiere, un ancien directeur de la division Incendies au NIST a sévèrement critiqué la manière dont cette agence avait travaillé pour arriver aux conclusions qu’elle a finalement présentées (et qui ont fait glousser de joie M. Guisnel). Pourquoi ne pas en avoir parlé ? N’est-ce pas une information signifiante ? D’autant plus que M. Quintiere n’est pas la seule personne à avoir mis en cause les méthodes peu scientifiques du NIST. Pour plus d’infos, en anglais, visitez ce lien.

Parmi ces problèmes: les mots même du titre, “deux temps” et “incendie monstre”.
De fait, les incendies de la tour 7 ont trop souvent été minorés par le passé (en toute bonne foi) sur la base des rares photos connues/publiées: donc oui, il ne s’agissait pas de tout petits incendies minuscules, nous sommes d’accord, mais... Comment peut-on écrire un “incendie monstre” quand justement il est précisé que seuls 6 étages étaient la proie d’incendies incontrôlables... dans un bâtiment qui en compte 47 ? Comment ces incendies épars, non distribués uniformément au sol, ont-ils pu être la cause d’un effondrement symétrique, vertical, total… et oui, ne vous en déplaise, se produisant quasiment à la vitesse de la chute libre ?

Par contre, vous avez raison de notifier qu'un pré-effondrement est visible sur des vidéos. Cela rend plus crédible la thèse d'un affaiblissement structurel, sans pour autant expliquer ni l'effondrement quasi-linéaire et uniforme, ni la chute des 180 mètre de bâtiment en 7 secondes. Sans mentionner les nombreux témoignages de violentes explosions.

Pour clore cette réponse déjà trop longue: puisque vous faites sans cesse référence à Loose Change2 dans votre dossier, vous ne pouvez pas ignorer la déclaration de M. Dany Jowenko . Cet expert, directeur d’une entreprise de démolition contrôlée aux Pays-Bas a été sollicité par des journalistes de la télévision de son pays: il n’est pas un “conspirationniste”, et ignorait même jusqu’à l’existence du WTC7 avant qu’on l’interviewe. Et que dit-il de la manière la plus explicite possible ? Que le bâtiment 7 est un cas typique de démolition contrôlée, sans doute possible. Cela ne vous semble pas intéressant ? Digne d’être mentionné ?

Les "preuves" de la présence d'explosifs dans la tour 7 ne tiennent pas
par Silvère Boucher-Lambert et Antonin Chilot

Il nous apparaît tout d’abord nécessaire de préciser que nous ne savons pas si la tour 7 a été dynamitée, pas plus que les Tours Jumelles. C’est à une nouvelle enquête de le déterminer en prenant en compte TOUS les faits, éléments de preuves, témoignages et expertises...
ReOpen911 met en avant des informations jugées pertinentes, dans le but de susciter un débat public; l’association n’a pas de religion sur tel ou tel aspect du 11-Septembre, elle essaie d’y voir clair, car notre seule certitude est que la version officielle est pleine de vide (!), d’omissions, de contre-vérités, et même de mensonges. Les méthodes du NIST sont à cet égard typiques de la manière de faire de l’administration Bush (mais celles des autres agences gouvernementales –FBI, CIA, etc. ne valent pas mieux). 

Vous citez un expert anonyme qui parle de SIX MOIS de préparation! Et qui, bien sûr, corrobore votre postulat. Mais l'interview de Danny Jowenko, expert en démolition par explosif méritait tout autant d'être portée à la connaissance de vos lecteurs ! Il estime qu'une équipe de 40 personnes peut faire cela en une journée. Absolument pas partisan sur la question du 11 septembre 2001, Jowenko est pourtant catégorique sur la démolition contrôlée. Et confirmera son affirmation par téléphone plusieurs mois plus tard. 

Pire, votre expert anonyme estime qu’il faudrait « au moins une tonne d’explosifs » contredisant ainsi les enquêteurs du NIST qui ont estimé que 50 kg de thermate placé sur la colonne 79 aurait suffit pour faire effondrer le WTC7…hypothèse jugée malgré tout « peu probable » par les experts du NIST !


JOWENKO analyse chute WTC7

Nous sommes conscients de ce qu’implique la pose de charges explosives (ou thermate,...) dans le bâtiment 7 (voire les 2 autres tours), et cela peut sembler difficile à réaliser sans que trop de gens ne s’en aperçoivent (voir le témoignage de Scott Forbes). Sur ce point, nous sommes d’accord avec l’expert que vous avez interviewé. En revanche, nous sommes stupéfaits par le raisonnement que vous tenez : ce n’est pas parce qu’il semble impossible que personne ne s’aperçoive de rien que la thèse de la démolition contrôlée est pour autant “farfelue” .
Surtout quand tant d’éléments tendent à pointer dans cette direction. Comme dans le cas du Pentagone, ou du vol UA93, il faut faire la part des choses entre ce qui est réellement impossible (physiquement impossible)  et ce qui est improbable ou peu plausible.

Ce n’est pas parce que “ la version officielle n’évoque aucune trace d’acier fondu” qu’il n’y en avait pas dans les ruines ! Vous raisonnez à l’envers, Messieurs. Un peu comme si au moment du Watergate, vous aviez téléphoné à la Maison Blanche pour demander sa version à Nixon, puis écrit “qu’officiellement il n’y a pas de micro, pas d’abus, pas de problème”. Ce n’est pas notre conception du journalisme ! Et nous osons espérer que ce n’est pas ce que l’on vous enseigne au CFJ... Il faut déterminer si des éléments de preuves indiquent oui ou non la présence d’acier fondu; si oui, il convient de s’étonner avec nous que le NIST en nie l’existence.

« Jerôme Quirant, chercheur en génie civil et spécialiste de la construction métallique, invalide cette hypothèse sur son blog au terme d’une démonstration rigoureuse. »

Nous regrettons que Jerôme Quirant n’ait pas fait part de sa « démonstration rigoureuse » aux experts de la FEMA qui déclaraient dans leur rapport de mai 2002 qu’aucune explication claire à la présence du souffre n’avait pu être trouvée :« L’importante corrosion et l’érosion ultérieure des échantillons 1et 2 sont des événements très inhabituels. Aucune explication sur la source du soufre n’a été identifiée (...) Une étude détaillée des mécanismes de ce phénomène est nécessaire ».

Une étude détaillée que le NIST ne mena pas. Les déclarations ultérieures du NIST ne reposent par conséquent, sur aucune analyse scientifique…Sur ce point capital, nous renvoyons Rue 89 à l’article « Quatorze points de convergence avec les rapports officiels du gouvernement sur la destruction du World Trade Center» de Steven E. Jones, Frank M. Legge, Kevin Ryan, Anthony F. Szamboti et James R. Gourley.

Et si vous n’arrivez pas à vous déterminer, il convient de l’indiquer clairement: sans quoi vous n’êtes pas des journalistes mais de simples mercenaires de l’info. Etudiants en journalisme, vous devriez connaître l’importance du rôle des “whistleblowers” dans la révélation d’une vérité dissonante à la version officielle; les cas historiques ne manquent pas, quels que soient les pays et les époques; eh bien pour le 11-Septembre, c’est exactement la même chose: Kevin Ryan (ex-cadre chez Underwriters Laboratories), Coleen Rowley (ex-agent du FBI) ou Sibel Edmonds (ex-traductrice pour le FBI) pour ne citer qu’eux, sont les “empêcheurs de tourner en rond” à l’égal de “Gorge Profonde” ou de Daniel Ellsberg (lequel ne croit pas non plus en la version officielle, soit dit en passant).  Comme vous le voyez les contradicteurs de la théorie officielle ne manquent pas! Ils sont simplement (très) peu médiatisés!

 

La bévue de la BBC, qui annonce l'écroulement d'un immeuble encore debout
par Claire-Hélène Bouzgarrou

Bravo ! Voici le premier article qui présente presque autant de qualités que de défauts. Il est toutefois loin d’être parfait.
Nous reconnaissons que beaucoup trop de sceptiques de la version officielle se sont emportés sur ce sujet !
Soyons clairs: ce n’est pas parce que CNN et la BBC ont annoncé à l’avance la chute du WTC7 que de pseudos responsables de la “démolition contrôlée” (qui n’est pas prouvée elle non plus) leur auraient fait parvenir un communiqué de presse 30 minutes trop tôt !!!
Ceci est peu crédible, et ce n’est pas là la position de l’association ReOpen911, même si cela séduit certains de nos sympathisants voire quelques uns de nos membres. A leur décharge, le refus de la BBC de s’expliquer sur ce fiasco, puis l’annonce que la bande avait disparu ont renforcé des soupçons. Une telle annonce anticipée est en revanche révélatrice de la manière dont fonctionnent les médias en temps de crise (mais est-ce bien seulement en “temps de crise”?): par souci de ne pas rater un scoop, de ne pas être en retard sur la concurrence et de paraître mal informés, on prend des libertés avec la vérité factuelle, on ne vérifie pas les infos... Une évidence qui doit être rappelée. Que le WTC7 apparaisse derrière la pauvre journaliste anglaise qui apparemment ne connaît pas New York et annonce sa chute fait de cet épisode ridicule un sommet dans le traitement sommaire de l’info.  

Malheureusement, vous ne cherchez pas à établir la crédibilité scientifique des travaux du NIST, ou à prendre le moindre recul, le plus infime regard critique. C’est une erreur, et une faute professionnelle, Claire-Hélène. Vous écrivez: Il faut attendre le rapport du NIST, publié en 2008, pour que la cause officielle de l’affaissement soit énoncée: le feu.”
Puis citant Michael Newman, porte-parole du NIST: la Commission ne parle pas du WTC7, parce qu’elle a cherché à "déterminer ... pourquoi tant de personnes ont perdu la vie, mais sans adopter de perspective technique" sur l’écroulement des tours en lui-même.

Concernant le travail de la Commission, vous auriez dû vous documenter sur ce qu’en pensent les membres eux-mêmes après publication du rapport par le staff de Philip Zelikow (directeur exécutif, proche de Mlle Rice), notamment Thomas Kean et Lee Hamilton qui ont écrit un livre pour prendre leurs distances avec le rapport. Mais sur ce point précis, ils vous auraient peut-être dit la même chose; pour rappel, Hamilton ne se souvenait même pas que le WTC7 n’y figurait pas !
Concernant l’explication fournie en août dernier par le NIST sur le WTC7, pour résumer, le point qui pose le plus de problème dans leur conclusion est celui-ci: « Selon le rapport, un élément clé de l’effondrement final du WTC7 fut l’élévation thermique des systèmes de grandes portées de plancher à des températures ‘des centaines de degrés en dessous de celles habituellement prises en compte dans la pratique pour les coefficients de résistance au feu’. » En anglais, ici.

Ce qui signifie simplement que tout ce que les spécialistes incendies et matériaux dans le monde considérait comme établi et sûr, les normes sur lesquelles les immeubles de grande hauteur ont été construits depuis un siècle est faux, nul et non avenu. Si cela était vraiment le cas, les implications en termes de sécurité seraient telles qu’il serait nécessaire de revoir l’ignifugation de tous les gratte-ciel à structure d’acier déjà construits ainsi que la révision des normes de tous les bâtiments en cours de construction... Maintenant renseignez-vous: est-ce le cas ? Dans la négative, cela signifie que les professionnels du bâtiment ne prêtent pas la moindre foi aux pseudos révélations du NIST..

 

Larry Silverstein voulait évacuer les pompiers, pas faire sauter l'immeuble
par Julie Marceau

Vous commencez par l’utilisation impropre de l’expression trompeuse et maintenant éculée d’adeptes de la théorie du complot. Si vous pensez que le 11-Septembre s’est déroulé comme l’a raconté l’administration Bush, nous sommes au regret de vous informer que vous êtes l’adepte de la théorie du complot officiel mené par les 19 apprentis terroristes arabes de l’inquiétante al-Qaïda. En espérant que le choc ne soit pas trop rude!

Notons simplement que M. Silverstein est suffisamment lettré pour savoir s’exprimer clairement: on peut donc penser que lorsqu’il dit précisément maybe the smartest thing to do is pull it, il ne fait pas référence à des personnes ou aux corps des pompiers auquels cas il aurait dit pull them out (of the building). Votre titre ne fait donc que reprendre les propos de la porte-parole de M. Silverstein: cela n’est pas du journalisme, mais du bavardage !

Ceci dit, penser qu’il s’agit là d’un lapsus révélateur est aussi éminemment réducteur... Sinon grotesque: encore une fois, nous essayons de faire preuve de bon sens dans nos analyses; est-il possible qu’il se soit trompé dans son interview ? Sans doute. Aurait-il demandé à des pompiers de “raser/démolir” son bâtiment ? C’est parfaitement stupide !

Au sujet des quelques lignes envoyées par la porte-parole, nous notons que l’affirmation qu’il n’y ait pas eu de morts dans ce bâtiment est en contradiction avec une déclaration filmée de Barry Jennings, qui affirmait avoir enjambé/marché sur des cadavres. Ce témoin, qui travaillait au centre de gestion des crises de la ville de NYC, une des 2 dernières personnes à être sortie du WTC7, est depuis décédé, mais ses déclarations sont disponibles sur notre site.

Il n’y a pas lieu de penser qu’il mente, mais ces 2 déclarations sont contradictoires. Ensuite, il convient également de noter que M. Silverstein a eu beaucoup de chance: s’il n’avait pas eu un rendez-vous chez un médecin dermatologue, il aurait été dans son bureau au 88e étage de la tour nord; de même, ses enfants Roger et Lisa ont échappé à la tragédie parce qu’ils étaient en retard à leur RDV.

 

La longue bataille de Silverstein avec les assurances
par Julie Marceau

Bon résumé des faits tels que nous avons également pu les établir... Mais là encore trop succinct. Pourtant, c’est sans doute l’un des aspects les mieux documentés et les plus accessibles des suites du 11/9, car les procédures relèvent du domaine judiciaire.

Ceci établit, l’association ReOpen911 ne fait pas grand cas des propos de ce géant de l’immobilier qui contrairement à certaines de ses déclarations publiques chercha dès le lendemain de l’attentat à se faire dédommager par les assurances... Si possible le double de la prime, d’ailleurs. Mais bon, c’est sans doute de bonne guerre dans le milieu des affaires.

Ainsi peut-on s’étonner de ce que vous n’évoquiez pas les procès qu’il a intentés aux compagnies aériennes elles-mêmes... Et qui se poursuivent. Pour résumer, après avoir cherché à empocher 2 fois 3,5 milliards de dollars grâce à ses contrats d’assurance, M. Silverstein cherchait à se faire attribuer 16,2 milliards de dollars de plus. En décembre dernier, le juge fédéral en charge du dossier a décidé que la somme maximale que peut demander Silverstein est limitée à la valeur du bail qu’il détient, soit 2,8 milliards.

Il faut aussi ajouter les indemnités de retard pour les reconstruction: « Les autorités portuaires de New York et du New Jersey ne pourront respecter les délais de reconstruction du World Trade Center, détruit par les attentats du 11 septembre 2001, et devront payer 300.000 dollars de pénalité de retard à l'homme d'affaires Larry Silverstein par jour de retard, ont annoncé les deux parties. »



05/12/2013
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