9/11 Anti-Debunking

9/11 Anti-Debunking

Revue & Correction de Rue89 : Vol 93

http://www.reopen911.info/11-septembre/reopen911-corrige-la-copie-de-rue89-vol93/

VOL 93: abattu par l'armée ? Possible...

L'armée américaine a-t-elle abattu le vol 93 ? Les conspirationnistes en sont certains: ce n'est pas la révolte des passagers qui est à l'origine du crash du Boeing de la United Airlines, mais un missile, tiré sur ordre du gouvernement.

Des débris très éparpillés, des imprécisions sur l'heure du crash, un appareil qui échappe aux radars, un mystérieux avion blanc aperçu sur les lieux de l'accident... autant d'éléments utilisés par les sceptiques pour contester la version officielle.

Nous avons recueilli des avis d'experts en aéronautique, en surveillance aérienne et en téléphonie mobile pour passer au crible ces scénarios.

 

Pour commencer, nous réfutons catégoriquement l'appellation de "conspirationnistes": nous ne voyons pas des complots partout ! Non, nous sommes des citoyens normaux, appartenant à toutes les catégories socioprofessionnelles, d'âge et de sexe différents, avec chacun sa propre histoire personnelle... Et oui, nous nous interrogeons et nous nous informons parce que nous sommes effectivement sceptiques, et dans bien des cas incrédules, sur la théorie officielle du complot du 11-Septembre.

De tous les volets des événements du 11-Septembre, le vol UA93 censé s'être écrasé dans champ est le plus mystérieux, plus encore que ce qui s'est passé au Pentagone...  Une chose est sûre: l'histoire des passagers héroïques se révoltant et se sacrifiant pour éviter un carnage pire encore, largement reprise par les médias, est celle que les Américains (et au-delà les Occidentaux) avaient besoin d'entendre pour se réconforter après le traumatisme... Mais n'est-ce pas une légende, trop idéale pour être vraie ? Est-elle ou non en accord avec les faits tels qu'ils émergent ?

Voyons si les experts contactés par le CFJ pour Rue89 connaissent le dossier aussi bien que nos propres experts et confrontons les points de vue, puisque les étudiants du CFJ ne savent pas (n'ont pas pu ou voulu) le faire...

 

L'éparpillement des débris, troublant mais peu concluant
Par Paul Gypteau

Utile... Mais incomplet ! Cependant, rendons grâce à Paul Gypteau: son article est relativement mesuré et relate des avis divergents d'experts. L'un des problèmes de l'auteur est qu'il ne connaît pas assez bien le sujet (particulièrement obscur) et se réfère au Rapport final de la Commission d'enquête comme si celui-ci était la vérité révélée. Nous lui conseillerons donc de lire l'ouvrage que D.R. Griffin lui a spécifiquement consacré: Omissions et manipulations de la Commission d'enquête.

Nous voici donc confrontés à 2 avis contradictoires, le 3e intervenant ayant sagement botté en touche !  Celui de Jean Beloti, expert judiciaire et ancien commandant de bord:

"Retrouver des débris à 13 km autour du point d'impact me paraît impossible. Si c'est le cas, ils sont tombés alors que l'avion était encore en vol. Quand un avion se crashe, les débris se retrouvent dans un périmètre proche. Sinon, c'est que quelque chose a explosé pendant le vol. Si les débris sont dans un rayon circulaire de 13 km, c'est qu'ils appartiennent à un autre avion."

En face, celui de Vincent Favé, expert aéronautique près la cour d'appel de Paris, ancien chef de groupe d'enquête au BEA ayant collaboré à de nombreuses enquêtes internationales, qui estime que des débris retrouvés aussi loin peuvent avoir été portés par le vent.

Encore faudrait-il savoir de quoi l'on parle, et en l'occurrence quelle est la nature et la quantité des débris retrouvés si loin du point d'impact. Car si du papier et du nylon (?) peuvent avoir été portés par une très légère brise (16km/h nous précise l'auteur), il n'en est pas de même pour des débris plus lourds comme un annuaire ou des pièces métalliques. Ainsi le moteur qui est retrouvé à 600m semble incompatible avec la thèse d'un crash à 900km/h avec 40° d'inclinaison voir schéma animé). On voit bien qu'avec une angulation négative de 40° et un choc à pleine vitesse, la dispersion de l'avion sur 13 km semble très peu envisageable.

 

De même sur les vidéos on constate clairement que les 100 tonnes de l'avion ne sont pas sur les lieux...

Il est étonnant que le site du crash n'ait pas fait l'objet d'un traitement plus long et détaillé: car il est bien plus révélateur que la présence de débris trop éloignés du crash. Comme pour le Pentagone, l'avion est censé s'être entièrement désintégré, la carlingue s'enterrant littéralement dans le sol, queue y compris, pour y disparaître.


12 september Shanksville_crater_close_up
envoyé par ReOpen911

On regrettera aussi que les témoignages du médecin légiste (coroner) dépêché sur place ou des premiers secours ne soient pas mentionnés: car la plupart d'entre eux évoquèrent leur perplexité quant au lieu du crash qui ne semblait tout simplement pas correspondre à un crash aérien. À cet égard, l'absence d'incendie véritable n'est pas le moins surprenant: même les herbes sèches n'ont pas brûlé !

Au contraire, la vidéo sélectionnée (par qui: Rue89, Dasquié ou l'auteur de l'article ?) a été réalisée et mise en ligne par un "debunker", une personne qui s'est fait fort de prouver que les gens qui doutent ont tort. Un vidéaste partisan et non pas une source particulièrement crédible ni habilitée à se prononcer sur les crashes d'avion. La femme qui parle d'un angle de 90° ne sait pas de quoi elle parle: 90° signifie à la verticale, comme une pierre... Les photos qu'on y voit sont accessibles sur cette page qui regroupe toutes celles qui sont connues (et proviennent de sources officielles ou médiatiques, pas "conspirationnistes" !) : Nous vous conseillons de prendre le temps de bien les regarder; elles sont loin d'indiquer que "95% de l'avion a été retrouvé", bien au contraire ! Les débris sont peu nombreux, visiblement absents de la zone d'impact...

  
Enfin, puisque l'heure précise du crash est établie scientifiquement, précisément à 10h06 et 5 secondes, tous les rapports officiels qui mentionnent un autre horaire sont faux, sinon mensongers, y compris ceux de la Commission ou du NTSB (pour ce dernier organisme, voir réponse à la question suivante). Par ailleurs, pour déterminer l'heure précise du crash, il est ridicule de mettre sur le même plan des témoignages et des relevés sismiques. L'unique question à se poser est donc celle-ci : pourquoi une information erronée est-elle devenue vérité officielle ?  La différence de 3 minutes est énorme quand on réalise qu'elle permettait à un chasseur volant à 2 fois et demie la vitesse du son d'intercepter l'avion de ligne... Qui plus est la FAA (l'administration fédérale de l'aviation) est allée jusqu'à mentionner 10h10, portant la différence entre les différentes versions à 7 minutes !A la fin de son article, Paul Gypteau commet la même erreur: "Au sol, l'impact sismique n'a été enregistré que vers 10h06"; pas "vers", mais précisément à 10h06min05sec.

 NB: Il est par exemple révélateur que "l'étude d'observations sismiques du Lamont-Doherty Earth Observatory" (commanditée par le Pentagone) ait été "jugée trop spéculative et basée sur des ondes sismiques trop faibles pour être prise en compte selon la Commission." Pour info, le travail de Won-Young Kim (y compris l'étude "spéculative") lui a valu très récemment (octobre 2008) les honneurs et félicitations de la Société sismologique d'Amérique !  

 

On en conclut donc que 7 ans après les circonstances du crash du vol UA93 restent inconnues. Mais les informations divulguées par l'administration Bush ne correspondent pas aux éléments factuels.

 

Les passagers ont pu passer des appels très courts sur leur portable
par Paul Gypteau
L'auteur de l'article a travaillé, puisqu'il va jusqu'à préciser la topographie de la région et l'altitude de Shanksville (760m soit 2600 pieds environ au-dessus du niveau de la mer)... Ce faisant, il cherche à établir que l'avion ne volait qu'à 750m du sol pendant 2 minutes: nous saluons cette recherche, car il faut être factuel. Si ces informations sont corroborées par le NTSB dans la figure ci-dessous, on peut en revanche s'étonner de ce que le diagramme indique une altitude pour le crash qui ne corresponde pas à la réalité, puisqu’il indique 0 et non 2600 pieds. Le profil altimétrique est pourtant censé être établi d'après les relevés précis des enregistreurs de vol (CFR pour Cockpit Flight Recorder). L'autre anomalie de l'heure du crash (3 minutes plus tôt que ce qu'indiquent les relevés sismiques) prend alors une autre dimension. Mentionnons au passage, sans en tirer aucune conclusion, que le CVR est décrit comme enregistrant en boucle les 30 dernières minutes: ici, ce serait au minimum 31 minutes. Est-ce techniquement possible ?  Nous ne le savons pas.

 

Si on compare la transcription du CVR (Cockpit Voice Recorder) que le NTSB a réalisé pour le vol UA93, on ne peut être que sidéré par le fait que cela ne ressemble formellement en rien à ce qui a été réalisé pour la catastrophe aérienne suivante (vol AA587 du 12 novembre 2001). Il s'agit pourtant d'un élément officiel versé au dossier du procès Moussaoui. La différence est tellement frappante qu'elle parle d'elle-même. Comparez les 2 rapports. Faites-le !

La conclusion de l'article est la suivante:

"techniquement, il est possible de passer des appels de son téléphone portable à 750 m du sol même si la chance qu'ils aboutissent est faible. En revanche, il apparaît impossible que les appels puissent être relayés d'une antenne à l'autre en raison de la vitesse. Ces appels n'ont donc pu durer que quelques secondes."

Bien que prudente, elle ne nous semble pas correspondre à ce que déclarent les professionnels contactés:

Orange: "les antennes ne sont pas orientées vers le ciel ... Le signal ne monte pas."
Bouygues Telecom: "téléphoner en avion paraît impossible."

La dernière phrase résume bien les incohérences entre la version officielle et les éléments factuels et techniques: "Ces appels n'ont donc pu durer que quelques secondes” ne correspond pas à ce qui a été relaté dans la presse, l'appel de M. Felt ayant duré au moins une minute (voire 5 selon la personne qui l'a reçu). Ce point devrait pouvoir être éclairci puisque l'appel au 911 (service d'urgences) a été enregistré et est en possession du FBI.

De plus, il suffit de consulter la liste des appels passés depuis le vol 93 pour constater que la majorité des appels émis par des téléphones cellulaires dépassent largement "les quelques secondes"!

Et le plus étonnant est que globalement les informations que vous avez recueillies infirment la possibilité d'appels téléphoniques de durée supérieure à quelques secondes. Cela ne vous empêchant pas de titrer sur la possibilité de ces appels au lieu de conclure que les durées d'appels rapportées par la commission d'enquête sont INCOMPATIBLES avec les résultats de votre enquête.

 

La rumeur du "jet blanc" ou du F16 pour abattre le Boeing
par Arnaud Bonnin
Tout d'abord, bravo à Arnaud Bonnin d'avoir visité, fait usage et mentionné le travail admirable (et trop peu connu) de Paul Thompson et son équipe: The Complete 911 Timeline Il s'agit de la plus complète base de données sur le 11-Septembre, qui s'appuie non sur des rumeurs, mais sur la compilation, critique et hyper détaillée, de milliers d'articles et reportages parus ou diffusés dans les grands médias principalement anglophones. L'éditeur Demi-Lune a déjà fait traduire plusieurs centaines de ces articles en français mais le titanesque travail de mise en ligne n'a pas encore été effectué, faute de moyens, humains ou financiers suffisants. Nous espérons qu'il le soit rapidement... Ce travail original a par ailleurs été salué par certains médias US, et il a servi de base à un film documentaire que nous conseillons à chacun de voir, à savoir Press for Truth (11-Septembre, En quête de vérité)  qui est le premier documentaire que l'association ReOpen911 a édité en DVD pour le faire connaître hors de l'Internet. Un film de référence, d'une portée historique. À ce jour, il n'a pourtant jamais été diffusé par une chaîne de télévision francophone.

 

La référence au travail partisan et biaisé de Popular Mechanics (sorte de Science & Vie made in USA), reste dans la logique d'argumentation contradictoire. David R. Griffin y répond longuement et spécifiquement dans son ouvrage La Faillite des médias et démonte intégralement les méthodes incongrues de l'équipe de PM, qui ne sauraient être un exemple de journalisme rigoureux et factuel.

Il est essentiel de rester objectif et impartial quand on se confronte aux divers aspects du 11-Septembre, et de ne pas verser ni dans le camp des "conspirationnistes" (qui existent, mais dont ReOpen911 ne souhaite pas faire partie) ni dans le camp de ceux qui acceptent benoîtement la version gouvernementale comme "paroles d'Evangile" ! Nous revendiquons un scepticisme certain, et le droit de nous informer, de réfléchir, de confronter les points de vue, en prenant en compte tous les éléments fiables, crédibles et physiquement possibles. Et en excluant les autres, qui ne nous apparaissent ni fiables, ni crédibles ni physiquement possibles. Or c'est le cas de bien des affirmations de la Commission ou de l'administration Bush. Mais aussi, il faut le reconnaître de certaines personnes qui réfutent en bloc tout ce qui provient de sources officielles et propagent des théories qui nous apparaissent totalement improbables, voire imbéciles (par exemple, le fait que les avions n'aient pas percuté les Tours Jumelles !)

Pour revenir à l'article, le fait qu'un Falcon 20 de la VF Corporation ait survolé Shanksville ne signifie pas que des chasseurs F16 n'aient pas été lancés à la poursuite du vol UA93. De Grand-Pre n'est pas la seule personne à penser que la chasse américaine a pu abattre l'avion; le maire de Shanksville parle ainsi de 2 de ses administrés, vétérans de la guerre du Vietnam qui évoquent le son de missiles. Les dégâts au sol ne correspondent pas du tout à un crash aérien comme il s'en produit malheureusement plusieurs dizaines par an. Il est excessivement difficile de savoir ce qui s'est passé, même après avoir passé au crible toutes les informations contenues sur cette page (et leurs sources). Nous pouvons peut en tout cas imaginer que si l'armée avait abattu le vol 93 elle ne s'en vanterait pas...

Sur le vol UA93, comme sur tous les autres points, nous n'avons pas de religion: nous cherchons à faire sens.

 

Pourquoi les radars de la FAA ont perdu la trace du vol 93 
par Bo Zhang et Denis Roditi

On peut regretter que Bo Zhang et Denis Roditi n'aient pas interviewé des militaires français plutôt qu'une spécialiste de l'aviation civile.
Car l'explication de Mme Cormouls ne paraît pas crédible un instant ! Déclarer que l'armée américaine n'avait "ni les moyens d'identifier l'avion ni de connaître son altitude" et que la seule information dont ils disposaient, "c'était sa trajectoire" car "sans le signal du transpondeur, (il est) impossible donc de localiser précisément l'appareil" révèle surtout une ingénuité à nulle autre pareille et une totale méconnaissance des affaires militaires.

 Car cela signifierait tout simplement que l'armée américaine est absolument sans défense contre n'importe quel bombardier russe (sans parler des missiles balistique intercontinentaux), qui n'aurait pas la courtoisie de maintenir le signal de son transpondeur. Un sommet du ridicule ! Il ne faut pas confondre les radars de l'aviation civile (dont le but est d'éviter des collisions en vol) et ceux de l'armée qui doivent tout voir de qui se passe au-dessus du territoire US afin de le protéger... A moins que la guerre froide n'ait pas eu lieu ?

Il est évident que les radars militaires avaient les moyens de suivre et localiser le vol 93.

Le film du crash établi par la commission d'enquête
par Dina Desmarais

Un conseil: ne croyez pas que tous les rapports officiels ne contiennent que la vérité, ou vous allez au devant de bien des désillusions et de plus d'ennuis encore.
Un second: confrontez-vous à des sources différentes et contradictoires. En l'espèce, ce n'était pas difficile: les versions officielles successives sont nombreuses et contradictoires! Qu'elles émanent de la FAA, du NORAD ou du Pentagone, c'est une fascinante réécriture de l'histoire que vous avez manquée. Un journaliste ne saurait se contenter de recopier un document fût-il officiel !

Nous ne saurions trop vous conseiller la lecture de 2 livres de D.R. Griffin (Omissions et manipulations de la Commission d'enquête et La Faillite des médias) traduits en français, car il est impossible d'être concis sur le dossier des versions successives données par le NORAD ou la FAA concernant les ordres d'interception militaire du vol UA93. Indiquons donc seulement qu'elles se sont révélées divergentes et contradictoires, au point que les membres de la Commission eux-mêmes ont dû le reconnaître après publication de leur rapport "final". Voir leurs déclarations à la fin de ce document.  En voici une du président Thomas Kean: "à ce jour, nous ignorons pourquoi le  NORAD nous a dit ce qu'il nous a dit... C'était si loin de la vérité" dans le Washington Post du 1er août 2006.

Concernant les conflits d'intérêts des différents commissaires (et du directeur exécutif Philip Zelikow), ils n'ont pas été fantasmés par les sceptiques, renseignez-vous par vous-même. Au delà des liens quasi incestueux entre l'oligarchie politique et le monde des affaires (armement et pétrole entre autres), si communs à Washington, il est intéressant de connaître le parcours individuel de chacun des membres de cette commission, et la manière dont cette dernière a travaillé. Le résultat est édifiant (en anglais).

En ce sens rédiger un article copié/collé d'un rapport officiel, qui plus est sur un sujet aussi controversé, sans même chercher d'informations contradictoires est à l'opposé du journalisme et de la prétention à l'impartialité du dossier de Rue89.



05/12/2013
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