9/11 Anti-Debunking

9/11 Anti-Debunking

Jeudi Investigation : un Jeudi Noir de l'Information

En avril 2008, Canal+ diffusait dans le cadre de l'émission Jeudi Investigation un reportage de M. Stéphane Malterre, journaliste à l’agence TAC Presse, sur le thème "Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l’info". Sa cible : Internet, ce « grand bazar de toutes les rumeurs », « terrain de jeu idéal pour les manipulateurs de tout bord ».

En guise d'exemple, le journaliste de Canal+ s'attaqua à Loose Change 2, un documentaire américain qui conteste la version officielle du gouvernement Bush sur les attentats du 11 Septembre 2001. Pour dénoncer les prétendues manipulations de ce documentaire, Stéphane Malterre n'hésita pas à travestir la réalité, allant jusqu'à faire croire que les auteurs de Loose Change tireraient leurs informations de sites d'extrême-droite, antisémites et négationnistes, véhiculant ainsi leurs thèses nauséabondes.


Le travail caricatural, partisan et profondément malhonnête de Stéphane Malterre ne fut pourtant jamais remis en cause par les médias soulagés de trouver là une excuse à leur manque d’investigations sur les inconsistances du récit officiel. Le reporter de Tac Presse leur amenait sur un plateau les « preuves » de l'inanité de la remise en question de la thèse officielle : tout viendrait de jeunes gens sans diplômes, manipulant les images, tronquant les interviews, tirant leurs informations de journaux antisémites, et qui reprendraient les thèses de négationnistes patentés...


Les journalistes n'avaient donc pas fauté : leur traitement du 11-Septembre était irréprochable, les investigations superflues, et ils pouvaient continuer, l'âme sereine, à ignorer les remarques des sceptiques. Circulez, il n'y a pas lieu de douter.

Face à cette absence de critique des médias sur le reportage de Stéphane Malterre, l’association ReOpen911 avait décidé d’effectuer le travail de vérification qu’auraient dû faire les journalistes, et de répondre à Stéphane Malterre par l'intermédiaire d'un documentaire intitulé Jeudi Investigation : un Jeudi Noir de l’Information mis en ligne sur notre site en septembre 2009.


Deux jours plus tard, Richard Golay, président de l'association suisse "Le 11 Septembre en Question", publiait un billet présentant notre documentaire sur son blog hébergé sur Médiapart. Stéphane Malterre décida alors de réagir. « Dans ce reportage, j'ai fait un travail journalistique et aucunement partisan » affirme t-il tout en se disant victime de la part de « certains sur la toile » d'insultes, de menaces et de calomnies depuis la diffusion de son reportage sur Canal+. Stéphane Malterre s'en prend ensuite à Richard Golay en se livrant ... à la calomnie, à l'insulte et à l'amalgame : « Il est libre - avec ses amis - de soutenir l’idée qu’Al Quaeda n’est pas l’auteur des attentats du 11-Septembre ; il est libre de croire que la CIA – ou les martiens - ont dissimulé des tonnes d’explosifs dans les tours World Trade Center ; il est libre de nier la mort des 64 passagers du vol 77 d’American Airlines qui s’est crashé sur le Pentagone le 11 septembre 2001… d’ailleurs, cette opinion aussi sidérante soit-elle n’est pas considérée par la loi comme un délit ».

Mais sur nos accusations de manipulations, M. Malterre ne dit rien, se contentant de déclarer : « En clair, Monsieur Golay et les militants de ReOpen911 via cette vidéo, m’accusent d’être un menteur, un bidonneur et un propagandiste ». C’est effectivement ce que notre documentaire entend démontrer. Et si le reporter de Tac Presse estime avoir été calomnié, alors pourquoi ne pas avoir poursuivi ReOpen911 en justice pour diffamation ?

Quant à l'agence Tac Presse, elle prit la défense de son reporter en relayant sur son site [5] un article de Jérôme Quirant, ardent défenseur de la thèse officielle, qu'elle préfaça de la manière suivante : « Pour votre information, sur le site bastison.net, un scientifique reconnu répond point par point aux accusations portées dans le film de ReOpen911 qu'ils ont mis en ligne il y a quelques jours contre le film consacré aux théories du complot sur le 11 septembre réalisé par Stéphane Malterre de TAC Presse et diffusé sur Canal+ ».

Or, l'affirmation péremptoire de Tac presse selon laquelle Jérôme Quirant aurait démonté « point par point » notre documentaire est fausse comme le reconnaît l’intéressé lui-même dans son article

Il est croustillant de remarquer que Tac Presse reproduisait là le mensonge proféré par Emilie Raffoul, la présentatrice de Jeudi Investigation, lorsqu'elle fit la présentation du reportage de Stéphane Malterre : « Alors vous vous en doutez, [Loose Change] n’est pas le seul cas sur Internet. Nous avons décidé de nous arrêter sur deux histoires que nous avons décryptées point par point ». Précisons que dans notre documentaire (à 48'49) nous avions montré qu’au lieu d’un décryptage « point par point », Stéphane Malterre avait en réalité omis d'étudier 59 des 63 points abordés par Loose Change 2.

Rappel d'un de ces faits :

Dans son documentaire, M. Malterre tentait de discréditer l'ensemble des témoignages d'explosions au WTC montrés dans Loose Change 2 en les faisant passer pour de simples rumeurs sans fondement.

Alors que cette version de Loose Change rapportait 13 témoignages directs d'explosions et 3 témoignages indirects, M. Malterre se basera sur un seul de ces témoignages : celui indirect du journaliste correspondant de la NBC Pat Dawson. Là où M. Malterre déroge aux règles déontologiques du journalisme, c’est lorsque avec la complicité de Pat Dawson, il prétendit que Loose Change avait dénaturé les propos du journaliste :
 
- Stéphane Malterre : « Pas vraiment content, Dawson a découvert que Loose Change présentait comme des vérités les suppositions d’un pompier qu’il avait recueilli en plein chaos ».

- Pat Dawson : « Quand j’ai fini mon plateau, j’ai dis en parlant du pompier : 'il pense', 'il suppose'. J’essayais de faire comprendre aux téléspectateurs que dans ce contexte il ne s’agissait pas d’un fait, c’est ça que je voulais leur faire comprendre. C’est très grave pour un professionnel de voir son travail pris hors contexte et utilisé pour développer une théorie que les faits ne soutiennent pas ».

Or, comme nous l'avions montré dans notre documentaire (à 3'37), ses propos n'avaient été en rien dénaturés ou tronqués par l'équipe de Loose Change.

Retranscription dans son intégralité du témoignage du journaliste Pat Dawson tel que montré dans Loose Change 2 (visible ici à 38'14) : « Il y a quelques instants j'ai parlé au chef de la sécurité des pompiers de New York, Albert Turi. On vient de lui annoncer qu'il y avait peut-être un engin explosif secondaire : une bombe. Il a essayé d'évacuer ses hommes le plus rapidement possible, mais il dit qu'il y a eu une autre explosion. Environ 1 heure après que le premier avion s'est crashé, il y aurait eu une autre explosion dans l'une des tours. D'après lui, des explosifs avaient été placés à l'intérieur du bâtiment. Il suppose que les explosifs secondaires avaient sans doute été placés à l'intérieur du bâtiment ».

Les précautions oratoires de Pat Dawson sont donc bien présentes dans l'extrait utilisé dans Loose Change 2 ("il y avait peut-être", "il y aurait eu", "d'après lui", "il suppose"). Mais dans le but de convaincre les téléspectateurs de Canal+ d'une manipulation des auteurs de Loose Change, Stéphane Malterre s'est bien gardé d'inclure dans son documentaire le passage en question de Loose Change. Au lieu de cela, il a présenté un court extrait de l'interview de Pat Dawson récupéré sur YouTube afin de montrer que celui-ci usait bien de précautions oratoires, sous-entendant ainsi que celles-ci étaient absentes de l'extrait diffusé dans Loose Change 2.

 

Interrogé par M. Malterre, Brent Blanchard a déclaré : « En gros, c’est vrai ça ressemble à une démolition contrôlée mais pour des gens qui n’y connaissent absolument rien ». Notons que Blanchard parle de ressemblance et non d’études sur plusieurs années. Il affirme que seuls des non spécialistes sont susceptibles d'assimiler les effondrements des Tours Jumelles à des démolitions contrôlées. Pourtant, Van Romero et Ronald Hamburger, deux experts hautement qualifiés, ont bien cru en regardant les images des effondrements qu’il s’agissait là de démolitions contrôlées. Manifestement, cela ressemblait donc bien à une démolition contrôlée, même pour des personnes qui s’y connaissaient pourtant un peu :
 

  • Van Romero est un ancien directeur du Centre de Test et de Recherche sur les Matériaux Energétiques de Tech, centre qui étudie les matériaux explosifs et les effets des explosions sur les bâtiments, les avions et d'autres constructions.
  • Quant à M. Hamburger, il fut l'un des quatre grands ingénieurs experts chargés de pratiquer l'autopsie de l'effondrement du WTC.

http://www.reopen911.info/11-septembre/reponse-de-reopen911-au-debunking-de-quirant-sur-le-documentaire-11-septembre-2001-un-jeudi-noir-de-l-information/

 

A voir aussi :

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31/05/2013
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